27/08

Nous poursuivons le chemin de cette section qui a visiblement décidé de pourrir la réputation des auteurs. Cette fois il s’agit d’un film anglais de Sallie Aprahamian. Et qui dit film anglais dit toujours film plus ou moins social. En soi, cela n’aurait rien de péjoratif si seulement la trame pouvait insuffler un peu d’intérêt. Ici tout reste très morose et on s’ennuie assez vite : Jake est un jeune juif qui commence à déprimer après avoir perdu son père. Il est censé se marier, mais la rencontre de Becca va l’emmener dans les méandres d’une liaison un peu complexe. En effet, la jeune femme vit avec un boxeur qui est resté convalescent dont elle ne tarde pas à devenir avant tout l’infirmière. Vous l’aurez compris, personne n’est vraiment très positif et le film s’enferme vite dans une lourdeur un peu stérile.

Le traitement scénaristique ne fait alors qu’enfoncer des portes ouvertes, stagnant entre les malheurs de chacun. Du point de vue du dialogue, ce n’est guère mieux puisque les quelques répliques qui nous sont concédées s’enlisent toutes dans une tristesse ambiante. À demi mots, les personnages parlent de leur lassitude : Jake est perturbé par l’héritage de son père – un magasin de tailleur – , B n’en peut plus de faire la gouvernante de son copain bien qu’elle ne veuille pas le laisser, ce dernier se morfond chez lui dans son inaptitude décadente sans vouloir même affronter une rééducation. Bref, tout le monde est triste et nous le sommes aussi.

Oscar Duboy